Resumen

Updated 08/06/20

La thématiques de recherche au Cameroun sont centrées sur les grands défis auxquels sont confrontés les pays de l’Afrique Centrale.

Les projets de recherche de l'IRD sont répartis suivant trois priorités scientifiques :

  • Santé et bien-être des populations
  • Système Terre et biodiversité
  • Dynamiques sociales
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© IRD - Jean-Grégoire Kayoum

  • Santé et bien-être des populations

    La santé est un champ important de l’IRD au Cameroun et en Afrique centrale, il dispose du dispositif le plus organisé. C’est aussi en santé que les Co-publications de l’IRD sont le plus considérables. L’IRD conduit des recherches qui visent à informer sur les questions de santé et perfectionner l’action des pouvoirs publics sur la santé de la population. Cette thématique implique les unités de recherche suivantes : TRANSVIHMI, MIVEGEC, INTERTRYP, CEPED, UMMISCO

    • VIH/SIDA et maladies émergentes

    Les activités de coopération de l’IRD sur ces thèmes sont organisées par le laboratoire mixte international (LMI) Prévention et prise en charge des maladies infectieuses et émergentes (PREVIHMI). Trois plateformes de référence soutiennent également ce chantier :

    Le Centre de recherches sur les maladies émergentes et ré-émergentes (CREMER). Le CREMER relève de l’Institut de recherche médicale et d’étude des plantes médicinales (IMPM). 

    Site Cameroun de l’agence de recherche ANRS (France Recherche Nord & Sud SIDA HIV Hépatites) : toute la recherche actuellement développée sur le site, consacrée à l’infection par le VIH, se distribue entre : la recherche en virologie, la recherche clinique, la recherche en santé publique et en science sociales. 

    • Paludisme et arboviroses

    Ce chantier prend appuie sur le LMI ZOFAC (Etude des zoonoses dans les forêts tropicales humides d’Afrique centrale). Il étudie les mécanismes qui mènent à l’apparition d’un pathogène chez l’homme à partir des animaux réservoirs nasse au Gabon, ainsi que sur deux plateformes de référence :

    Le Centre Pasteur du Cameroun (CPC). Au CPC, l’IRD a financé, en 2014 et 2015, la mise en place d’une plateforme d’entomologie : insectarium et laboratoire de biologie moléculaire. Des activités autour du paludisme sont effectuées en partenariat avec des chercheuses de l’Université de Douala, à l’instar du JEAI IMPALA (Indicateurs de lutte contre le paludisme au Cameroun) qui vise à mesurer les indicateurs épidémiologiques et entomologiques du paludisme au Cameroun et évaluer l’impact des opérations de lutte, tout en suivant la résistance des vecteurs aux insecticides et des Plasmodium aux antipaludiques. Il s’agit aussi de mesurer l’efficacité de nouveaux outils de lutte contre le paludisme (vaccins bloquant la transmission, médicaments…)

    Le Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF) au Gabon qui, entre autres, travaille avec l’IRD et les partenaires de la sous-région Afrique Centrale dans le cadre du GDRI GRAVIR (Groupement de Recherche sur les Arthropodes Vecteurs en Afrique centrale)

    • Maladies négligées

    Trypanosomose Humaine Africaine (THA) : En Afrique centrale, particulièrement en RDC, la THA, communément appelée maladie du sommeil, reste endémique. L’IRD (UMR INTERTRYP) s’évertue à mieux comprendre la maladie et son traitement, afin de parvenir à son élimination. Outre le Cameroun et le Gabon, c’est notamment en RDC que l’IRD centralise ses actions.

    Les recherches sur les filarioses sont menées à l’IRD par l’UMI TransVIHMI et s’étendent en RDC, au Congo et au Cameroun. Au Cameroun, le partenariat avec le Centre de recherches sur les filarioses et autres maladies tropicales (CRFILMT) a engendré le projet Test and Treat pour l’identification d’un test de dépistage des co-infections filariose lymphatique.

    Ulcère de Buruli : l’UMR MIVEGEC et l’UMR EGCE coopèrent avec le CPC dans une approche multidisciplinaire pour mieux comprendre le mode de transmission de l’ulcère de Buruli. 

    Tuberculose pédiatrique : le projet TB-Speed vise à réduire la tuberculose infantile en Afrique et en Asie, en améliorant le dépistage précoce et en facilitant l’accès au traitement. Implanté dans 7 pays (Cameroun, Ouganda, Mozambique, Zambie, Côte d’Ivoire, Sierra Léone et Cambodge), le projet est implémenté au Cameroun par l’intermédiaire de l’IRD.

    • Liens Santé-Société-Environnement

    En sciences sociales, deux Organisations Camerounaises sont des partenaires solides de l’IRD sur des thèmes incluant sociétés et santé. De plus, l’IRD a des activités en anthropologie biologique (PALOC) et en ethnobiologie (CEFE).

     

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© IRD - Cohuet Anna

  • Système Terre et Biodiversité

    Le Sud du Cameroun appartient à la zone forestière du Bassin du Congo 6% des surfaces forestières mondiales (2,5 millions de km2 sur 6 Pays) ; région essentielle pour le devenir du climat global et la biodiversité.

    Cette zone est soumise au réchauffement climatique et à une croissance démographique importante (développement urbain, activités agricoles, infrastructures /transport et énergie, activités minières extractives, etc.).

    Comme l’ensemble du Bassin du Congo, ce territoire est par excellence une zone d’émergence et réémergence de maladies infectieuses et se caractérise par un manque de données, ce qui nécessite des observations long terme : forêts tropicales humides, pourtour du golfe de guinée, grandes métropoles, flux migratoires, etc.

    Les axes de recherche en environnement rassemblent : hydro-climat, hydro-écosystèmes forestiers continentaux, ressources eaux et sols, ville (qualité eau et air, santé-société), environnements côtiers-littoraux-marins.

    Sur cette partie de l’Afrique Centrale, l’IRD intervient au Cameroun (prioritaire), au Gabon et en République Démocratique du Congo, en collaboration avec des partenariats de divers milieux. Les unités de recherche impliquées sont les suivantes : GET, HSM, CEREGE, LTHE, AMAP, DIADE, ISEM, EGCE, LEGOS, LOCEAN, LEMAR, MARBEC, ESPACE-DEV, PALOC, GRED, CEFE, UMMISCO.

    Dispositifs de recherche :

    • Plusieurs observatoires dans la région :

    Placettes forestières, bassin Nyong, bassins Ogooué et M’Bei, bassin du Congo, villes (Yaoundé, Douala, Arc Emeraude/Libreville)

    • Laboratoires mixtes internationaux (LMI)

    DYCOFAC : Dynamique des Ecosystèmes Continentaux d’Afrique Centrale en contexte de changements globaux

    • Groupement de recherche international (GDRI) :

    SENSE –SUD (CAPTEURS) : Réseaux de Capteurs sans fil afin d’observer et prélever des données (température, humidité, bruit, pression, mouvement, pollution etc.) sur des zones étendre, non accessibles et sans infrastructure préexistante.

    • Plateformes techniques :

    ENS et ENSP-Université de Yaoundé, Centre d’excellence à vocation panafricaine soutenu par la banque mondiale.

    • Renforcement des capacités (en partenariat avec l'AUF et le SCAC) :

    Collège doctoral matinfobio (régional)

    Master MAREMA(EU) : ECOTROP CM-GA, ECOTROP Master GIELM

    • Centres d’Excellence :

    Dans les sciences de l’environnement, il n’existe pas actuellement au Cameroun de structure de recherche d’excellence de visibilité internationale. En vue de contribuer à leur émergence, le MINRESI souhaite mettre en place un Centre de Biogéosciences en Environnement.

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© IRD - Meunier Jean-Yves

  • Dynamiques sociales

    Au Cameroun et en Afrique Centrale, les unités de l’IRD et ses partenaires travaillent sur les flux migratoires, les politiques publiques ainsi que les patrimoines. Les unités de recherche impliquées sont les suivantes : PALOC, PRODIG, CEPED, DIAL.

    Archéologie et patrimoines : les équipes IRD et partenaires étudient les productions culturelles sur le temps long et les interactions paléo-environnements et peuplements humains en Afrique centrale. Par ailleurs, avec des chercheurs locaux, l’IRD étudie les sédiments lacustres dans le Sud du Cameroun pour résoudre l’énigme de la "crise forestière" en Afrique Centrale.

    Les équipes IRD sont également investies dans des partenariats public-privé, notamment dans un projet d’Archéologie Préventive dans le cadre de la construction du barrage de Nachtigal. 

    Eco-anthropologie : Depuis les années 1980, en collaboration avec l’Institut des Sciences Humaines (dissous par la suite), et de l’IMPM, l’IRD et le CNRS s’étaient engagés sur le projet « Anthropologie Alimentaire des Populations Camerounaises ». Entre 2005 et 2009, les activités de terrain en direction des communautés Pygmées, afin d’étudier les transitions (démographique, alimentaire, épidémiologique et sociologique) que subit cette communauté marginale. Les peuples chasseurs sont en effet en contact direct avec la faune sauvage et peuvent constituer un observatoire pour les anthropo-zoonoses émergentes. 

    Socio-anthropologie de la santé : Dédiées aux sciences économiques et sociales de la santé et au traitement de l’information médicale, les recherches portent sur l’accès aux traitements, la prévention des maladies infectieuses (sida, tuberculose et malaria), les politiques publiques, les cancers et les inégalités de santé dans une perspective Nord-Sud. Ces recherches portent ou s’appuient sur des méthodes quantitatives et qualitatives avancées.

    Par ailleurs, les équipes IRD en partenariat avec l’AFD et les universités camerounaises observent les dynamiques sociales et la résilience des populations face à la crise de Boko Haram dans le pourtour du Lac Tchad (Cameroun, Tchad, Nigéria et Niger).